Les Trucs d'Emma

Des trucs qui se lisent, se mangent, s'étalent, des choses pas importantes et d'autres primordiales... Des trucs, quoi !

10 octobre 2008

TAG Littéraire

Bon ! à la demande de Val, et parce que j'ai besoin de me remonter le moral après une journée de m...erde hier, je vais :

Choisir un livre et l'ouvrir à la page 123.
Recopier à la 5ème ligne les 5 lignes suivantes. Indiquer le titre du livre, le nom de l'auteur, de l'éditeur et l'année d'édition. "Taguer" 4 personnes dont on souhaite connaitre les lectures.

Alors, vous allez vous en douter, au boulot, je pourrais avoir des livres "biens sous tous rapports", le livre qui fait intelligente si jamais votre patron (ou très cher collègue) tombe dessus par hasard sur votre bureau, alors que vous devriez être en train de bosser à ce moment-là... Bah raté. Le livre, ou plutôt les livres dont je vais vous parler peuvent vous faire dresser les cheveux sur la tête.

Le 1er, que j'ai en ce moment dans mon sac, dit à la 5ème page (...) :

"Et pourtant en un sens, on pourrait presque les envier, les morts. Ils en ont fini de vivre, fini de mourir. Ils en ont de la chance d'être morts, d'avoir derrière eux leur agonie et de ne plus avoir à vivre. D'être simplement sous terre, sans rien ressentir... Plus de peine, plus d'angoisse. Il ne sont plus obligés de vivre, ni de mourir, ni de subir la douleur."

Alors, je vous rassure tout de suite, ce n'est pas "comment se suicider en 10 leçons", mais "La nuit des morts vivants". C'est un bouquin qui est adapté du scénario de John Russo (le film est sorti une première fois en noir et blanc en 1970 par Romero, et en 1990 par Savini). Le bouquin n'est pas terrible comme vous pouvez l'imaginer, quand c'est une novélisation d'un film (le contraire par contre, c'est beaucoup mieux !).
Ca raconte donc l'histoire d'une épidémie pas franchement folichonne : des cadavres tout dégueux qui ne veulent pas rester morts bouffent les gens, qui deviennent à leur tout des zombis. ça hurle dans tous les sens, l'héroïne y est franchement énervante à toujours tomber dans les pommes...

morts

Et le 2ème bouquin, c'est mon ptit bébé. Je l'écris avec mon meilleur ami. ça parle de zombis également, mais tout ce qui nous a déplu dans les précédentes histoires de morts-vivants, on l'a corrigé ici.
Pour les âmes sensibles, on va éviter les passages franchement sanguignolents, pour vous laisser lire le début d'une scène sur laquelle je travaille en ce moment et qui, je pense, devrait vous rappeler quelque chose...

"Il s’avança, le regard méchant, mais elle le repoussa d’un geste nerveux. Il lui saisit un bras, puis l’autre, et la plaqua sur le carrelage froid. Elle réussit tout de même à ouvrir l’arrivée d’eau, histoire de le mouiller un peu. Mais cela ne le découragea pas. Dieu qu’il était beau avec ses cheveux plaqués sur le visage par l’eau ! Et ses yeux lançant des éclairs mauvais. Ils lui disaient : « tu as fait une bêtise… tu vas être punie… ».

Il colla son bassin au sien pour l’empêcher d’esquisser un mouvement. C’était peine perdue, elle aurait tout accepté."
Et en avant première... sa couverture ! (bon c'est pas définitif)

 

Couv_Collector_A4

Voilà !

Pour ce qui est de désigner les personnes à qui je lance ce TAG, je désignerai :

- Laëti,
- Sensation nature,
- Anneso,
- Toinette.

Toutes à vos bouquins les filles !

Posté par Emma666 à 08:29 - Les trucs qui se lisent - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


08 septembre 2008

Des lectures en vrac

Bjour à tous et à toutes !

Je viens de finir deux livres récupérés pendant le dîner livres-échanges.

Manuel2"Manuel de Chasse et de pêche à l'usage des filles"

Ce fut une lecture rapide des quelques 240 pages (on dirait que je fais une fixette sur la quantité !). J'ai beaucoup aimé le style de l'auteure (très humour noir), et l'héroïne est de ces nanas qui ont la répartie facile et souvent cinglantes, bref ce genre de paroles que l'on voudrait pouvoir sortir facilement lors d'une discussion au lieu du sempiternel "euh... sinon tu fais quoi dans la vie ?" face à un joli ptit lot ! J'y trouve juste un bémol. Le livre est divisé en 7 parties distinctes, apparemment des tranches de vie du personnages principale (même si j'ai un doute sur un des chapitres qui parlerait plutôt d'une de ses voisines...), sans fil conducteur, juste des "photos" prises à diverses périodes de sa vie. Mais sinon, j'ai beaucoup aimé !
Ptit extrait : "- Comment s'appelait le Français avec qui tu sortais déjà ? - Enfoiré. - Exact."

nouvelles_ecstasy"Nouvelles sous Ecstasy"

Ha ha ! Il n'est pas épais celui-là ! Mais j'ai vraiment adoré ce petit moment passé en la compagnie de Beigbeder. Il a toujours eu le don de faire des phrases courtes, mais si... justes, drôles, et méchantes ! J'avais déjà remarqué ça dans "99 francs", mais là, au vu de la taille de ses nouvelles, chacune vaut le détour : "Pourquoi je moitise ma main dans la vôtre ?" ou "Je préfère la culpabilité à la frustration", "Je t'ai toujours été fidèle, je n'ai trompé que toi".

Le prochain diner livres-échanges, organisé par Cécile, se déroulera......... demain soir ! J'y emmènerai les deux livres dont je viens de parler, car je n'étais pas la seule à vouloir repartir avec, la dernière fois.

A_alibiJ'y emmènerai également un ptit policier marrant : "A comme Alibi".
Dans la lignée des aventures de Stéphanie Plum, chasseuse de primes plutôt ridicule, on fait la connaissance, dans ce premier tome, de Kinsey Milhone, détective privée. Il y a toujours le beau gosse qui fait tourner la tête de l'héroïne, toujours les galères insourmontables qui s'empilent...Bref ! tout ce qui faut pour passer un bon moment les filles, non ?
A noter que normalement, il y a autant de romans de Sue Grafton qu'il y a de lettres dans l'alphabet... pas de quoi se sentir en manque si vous aimez !

diable_prada

Un classique des femmes trentenaires à lire et relire : "Le Diable s'habille en Prada"...
Vous avez toujours rêvé d'envoyer ballader votre patron tyrannique ? de l'étrangler avec toute la paperasse qu'il veut absolument vous faire rempli malgré son inutilité ? De lui balancer à la face son retard de 3 heures alors qu'il ignore totalement toutes les heures sup' que vous faites ? Vous trouverez alors une âme soeur en la personne de l'héroïne de ce roman... Même si vous trouvez cela révoltant, vous adorerez découvrir les nouveaux tourments que la rédactrice en chef du plus grand magasine de mode new-yorkais fera subir à son assistante !

ColdheartEt un pavé du genre fantastique et hollywoodien : "ColdHeart Canyon"
Clive Barker nous régale encore ici d'un récit tortueux, glauque et érotique à souhait. Il lève le voile sur un hollywood qui se disait être l'âge d'or du cinéma, mais semble plutôt tout droit remonté des enfers...

Voilà ! je ne ramènerai pas encore des classiques !

Posté par Emma666 à 22:01 - Les trucs qui se lisent - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 septembre 2008

La métamorphose, ou l'art de devenir un grand nuisible.

Dans mon aventure pour rattraper mon retard en littérature "classique", je me suis procuré à la bibliothèque de ma ville, en plus du DVD de "School of Rock" (et oui on ne se refait pas - ma chère biblio prête aussi des vidéos !), "Les 1000 livres qu'il faut avoir lus".
Après un rapide décompte, fière de moi au début (surtout quand j'ai vu la page dédiée à "Anna Karénine"...), j'ai vite déchanté à la vue du résultat final : sur 1000, j'en ai lu... 37. oui, 37. Même pas 5%. Alors j'ai listé ceux qu'il me manquait, à la recherche de celui qui me ferait oublier les 1000 pages d'"Anna Karénine" (mais non ça ne m'a pas traumatisée !) : "La métamorphose" de Kafka. Allez zou !

kafka

Il a été assez rapide à lire, celui-là. Passées les premières petites nouvelles, assez incompréhensibles et décousues (juste des extraits de journée, des pensées "balancées" sur le papier), je me suis attaquée à LA METAMORPHOSE. Le livre dont tout le monde parle partout : à la fac, chez le libraire, dans les cafés branchés, et même dans "Gilmore Girls"...

Un jour, Gregor Samsa, qui vit encore chez ses parents la trentaine passée, se réveille dans la peau d'un cancrelat. Comme ça. Sans raison apparente, sans qu'aucune bestiole dégoutante et radioactive soit allée le mordre dans son sommeil pour le transformer en super beau gosse qui grimpe aux murs pour sauver de jeunes demoiselles en détresse et... (Stop ! on se calme Emma !)
Il vit désormais reclus dans sa chambre, et seule sa soeur ose venir lui donner à manger et faire le ménage. Avec son corps énorme, noir, et ses petites pattes velues toutes fragiles, vous imaginez bien qu'il répugne tout le monde... Maintenant, on passe tous les petits détails qui ne sont que broutilles pour un humain ordinaire et qui deviennent le mont Everest à escalader en Converses et jeans troués pour cet insecte géant... A la fin, il se laisse mourir, et sa famille s'en fiche. Royalement. Il avait subvenu à leurs besoins jusqu'à sa métamorphose, et après sa mort, ses parents feraient presque la fête !

J'aime bien le style de Kafka. il fait dans le simple, sans les mots bac+4 qui rendent difficiles la lecture quand on doit aller chercher dans le dico toutes les cinq minutes. Il sait inspirer de la pitié pour son "héros", de la révolte que lui-même n'arrive pas à exprimer. on cadre tout de suite le décor, on rentre immédiatement dans l'histoire, face à la brutalité de la métamorphose et de sa chute.

Bref, la moralité que je tire de cette fable, c'est qu'il vaut mieux partir de chez ses parents jeunes, qu'ils vous regrettent un peu, plutôt qu'on en arrive à l'autre extrémité : où votre présence les dégoûte au point que votre départ les soulage !

Ce livre serait pour moi à comparer avec "L'homme qui rétrécit", de Richard Matheson, où cette fois-ci, tout se fait dans la durée. Ce n'est pas un changement brutal, rapide à accepter comme dans "La métamorphose", mais un manuel de survie en milieu grandement hostile : cela va de la raillerie des autres à l'encontre un homme devenant petit, nain, puis liliputien, à l'épreuve journalière qu'il doit affronter quand il ne fait plus que quelques millimètres de hauteur.

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

Posté par Emma666 à 12:56 - Les trucs qui se lisent - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 septembre 2008

Ouaiyesss ! ça y est ! Je l’ai enfin fini !

rocky

Il y a quelques mois de cela, je me suis acheté « La Culture Générale pour les nuls ». Je me suis alors méchamment rendue compte que je n’avais quasiment aucune culture, mais surtout en littérature… Alors que j’ai fait un Bac L !

J’ai constaté que les seuls « classiques » que j’avais lus étaient ceux qui m’avaient été imposés à l’école. Alors j’ai décidé de remédier à ce manque. J’ai remarqué que dans le tas de mes disons… 10 bouquins étudiés (bah oui, je n’étais pas non plus dans les premières de la classe), il n’y avait aucun russe connu (Smirnoff, ça compte pas).

Je me suis donc dis : tiens ! J’ai Anna Karénine qui traîne depuis 3 déménagements chez moi ! Bah aller ! Que de la gueule ! Mille pages ! Et je l’ai commencé.

AnnaBon alors, pour résumer… Y’a une femme, Anna Karénine, qui a la classe, mais qui est malheureusement mariée à un vieux fonctionnaire, pas drôle du tout. Elle croise un beau militaire (ah, les hommes en uniforme !), Vronski, et tombe amoureuse de lui. Après avoir trompé son mari pendant un ptit moment, elle est obligée de tout lui avouer quand elle remarque qu’elle est enceinte. Elle largue alors mari et fils pour vivre avec son beau militaire…

Mais bon, il faut quand même vous dire que l’histoire se passe en Russie, au 19ème siècle, et qu’à ce moment-là, ce n’était pas super « correct » pour une femme de s’évader avec son amant et sa fille illégitime.

Enfin bref, un coup elle ne veut pas divorcer, un coup elle veut récupérer son fils, alors elle accepte le divorce, mais là c’est son mari qui ne veut plus… Son amant, qui est patient quand même face à l’indécision et la jalousie maladive de celle qu’il aime, commence à en avoir marre… Et donc à la fin, croyant être seule et abandonnée de tous, elle se suicide.

Vous avez dû remarquer à la lecture de mon « résumé » que j’ai pas des masses apprécié ce livre.

Bon, c’est vrai qu’au début, c’est un peu galère de rentrer dans une histoire où les noms russes des 50 personnages principaux se ressemblent (en plus ils ont deux prénoms, plus des petits surnoms), où ces mêmes personnages sont tous frères, cousins, amis. Mais passés les 100 premières pages, on commence enfin à bien rentrer dans l’histoire. Même si je ne me suis pas prise d’affection pour l’héroïne franchement énervante, j’ai particulièrement aimé l’histoire « Lévine – Kitty » (des personnages qui ont eu du mal à se trouver…)

Tout ce que je pourrais dire de l’écriture de Tolstoï, c’est qu’il a le goût du détail : tout est très bien développé, sauf bien sûr, les scènes qui étaient tabous à l’époque ! (N’espérez même pas voir un simple baiser). La narration est à ce point bien menée que, malgré les tournures de phrases vieillotes, on attend avec impatience (bon, faut pas trop exagérer quand même) ce qui va arriver aux personnages.

Et puis, pour conclure, ça donne envie d’écrire de belles phrases, de faire attention à notre manière de parler… Haha !

Posté par Emma666 à 12:32 - Les trucs qui se lisent - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 août 2008

Mon dernier plan lecture

En me baladant sur le net à la recherche d’idées de lectures, je suis tombée sur le blog de Cécile. Elle organise des « dîners livres échanges » un mardi par mois. Elle a accepté sans aucun problème, ni a priori, que je m’incruste à celui qui a eu lieu mardi soir dernier.

Le but ? Se retrouver devant un bon repas entre passionnés de lecture, où chacun aura amené 5 bouquins à échanger au cours de la soirée.

Je me suis permise de piquer quelques photos de ce dîner sur le blog de Cécile :

livres   livres2

Pour cette fois-ci, ça se passait sur le Champ de Mars, et tout le monde avait amené de quoi faire un sacré pique-nique.

Pour ma part, j’ai fait plusieurs découvertes : les chips, ça peut aussi être bleu sans que la date de péremption soit largement dépassée ; on peut faire une drôle de grimace en goûtant du caviar d’algues, mais quand même en reprendre ; qu’il faut toujours prévoir une ptite laine quand on décide de passer une des dernières soirées du mois d’août dehors…

Je suis repartie des nouveaux livres, sans avoir à me battre pour avoir ceux qui me plaisaient le plus (au passage, merci à Anne-Sophie…).

clandestin   ecstasy   encas

manuel   teresa

Dès que je les aurai lus, vous aurez le droit à un petit post pour vous dire ce que j’en pense !

Posté par Emma666 à 16:22 - Les trucs qui se lisent - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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